Vos Poésies, Vos Lettres et Réflexions-8

Toujours de belles poésies de notre amie Gilberte
Ici avec quatre beaux poèmes du coeur
UNE VIE A T’AIMER
Ensemble, nous avons traversé,
Les tempêtes et les intempéries.
Nous avons franchi bien des barrières,
Même celles des interdits.
J’ai marché sur tes pas, pour faire ensemble,
Ce grand chemin de la vie. Depuis ce jour de février,
Où soudain te prit l’envie,
De chez moi t’arrêter,
J’ai compris que nous deux,
C’était pour la vie.
De mon cœur, jamais plus tu n’es sorti…
Que d’amour nous nous sommes donnés,
Amour à l’avance jugé et condamné !
A bien des obstacles,
Et des méchancetés,
Nous avons du faire face.
Tout a été dit ou fait,
Pour que notre amour ne dure.
Mais nous n’avons jamais touché le font,
Aveugles, sourds,
Mais tellement amoureux,
Nous avons ignoré
Ces regards malveillants,
Et ces paroles blessantes.
Notre amour est si fort,
Que très vite nous avons refait surface !
Ensemble nous avons vieilli,
Fonder et élever une famille.
Mes yeux n’ont jamais regardé que toi,
Et mon cœur n’a jamais battu que pour toi.
Le temps a le pouvoir
Et l’emprise sur notre corps,
Même s’il nous diminue
Physiquement,
Jamais il n’aura la force
Que possède mon cœur,
A battre toujours plus fort pour toi,
Jusqu'à m’en émouvoir,
Rien qu’en te regardant.
La beauté d’un corps s’estompe
Avec le temps, mais celle des sentiments
Plus rayonnante au fil des ans,
Jamais ne se meurt.
Même au firmament.
Seule la mort pourra nous séparer,
Mais l’amour qui brûle en nous,
Ne peut que nous survivre,
Et se raviver dans d’autres corps,
D’autres cœurs,
A jamais pour l’éternité,
Encore, encore, et encore.
Ensemble nous avons gagné !
CELLE QUI T’AIME POUPIE

CHAT ALORS !
Que de larmes j’ai versées
Le jour où j’ai compris
Que cette fois pour de bon
Tu nous avais quittés
Et que jamais plus tu ne reviendrais
Amour de « BANDIT »
C’est au royaume des chats
Que tu reposes et règnes désormais,
En maître sur la terre comme au ciel.
Rien de plus normal quand on est un
« PACHA »
Combien de sobriquets
Nous t’avons donnés !
Souvent de toi je disais
Que tu étais un caractériel
A ta façon de tous nous dominer,
Tu savais très vite nous faire comprendre
Qu’il ne fallait pas
t’énerver.
Combien d’heures j’ai passées
A te regarder faire,
Cha me plaisait, j’aimais Cha
Et je t’aimais TOI.
Toi mon BIQUET qui courait d’une pièce à l’autre
Et qui sautait tel un cabri,
En cassant parfois quelques objets….
Cha m’énervait bien sûr
Mais tu savais tellement t’y prendre,
En te câlinant avec cette fière allure,
Que très vite tes bêtises j’oubliais.
Pendant des années j’ai contemplé ta beauté
Je t’ai si souvent analysé,
Qu’à l’avance je prévoyais tes réactions.
Je t’ai protégé comme une mère protège
Son POUPON
J’aimais te caresser, te parler, te flatter
Cha ne durait jamais longtemps,
Je te connaissais et je savais
Quand il fallait que je m’arrête.
Avant que tu ne prennes la clé des champs.
Combien de bonheur tu nous as procuré
J’aurais aimé qu’il dure
UNE ETERNITE.
Entre nous, il y avait beaucoup d’amour
Tu étais « MA GUEULE DE VELOURS »
Combien de fois pour toi j’étais en souci
Tu partais pour ne revenir
Qu’après de longs jours de tourment.
Toi ma peluche, mon amour de minet
Toi que j’appelais aussi
« MON POUPONNET »
Je souhaite de tout mon cœur,
Que tu vives ta deuxième vie
Pleine de bonheur
Dans ton paradis.
Aujourd’hui, tu n’es plus là
Mais partout où je suis, je te vois
Tu habites toujours mes pensées,
Dans mon cœur à jamais tu resteras
MON MERVEILLEUX
SIAMOIS.
LE PRINTEMPS
J’aime cette période de l’année,
Où la nature nous émerveille.
D’un jet de mille couleurs,
Elle puise en elle ce qui était
Jusqu’ici en sommeil.
Elle remet en quelques sortes,
Les pendules à l’heure.
Bien sûr il y a
Quelques dégénérescences,
Mais tous les ans,
Nous assistons
A d’autres naissances.
C’est pour moi chaque fois
Un tel bonheur,
Que je savoure étape
Par étape.
Je m’imprègne de ses parfums,
Et de ses couleurs,
Il arrive parfois que je m’échappe
De ma routine de vie,
Pour quelques instants,
Partir ailleurs.
La recherche et la science,
S’inspirent de plus en plus
Des molécules de DAME NATURE
Afin de nous pourvoir
D’une jeunesse qui dure.
Les hommes vieillissent
De plus en plus longtemps,
Mais rajeunissent aussi
Au fil des ans.
Un jour peut-être,
Verrons nous un centenaire
Paraître seulement trente ans
Les progrès sont
Extraordinaires,
Nous renaîtrons nous aussi,
A chaque printemps !
POUPIE
LE VIEUX CHALET
<La haut sur la montagne,
L’était un vieux chalet….>
Oh combien j’aimais
Que tu me fredonnes cette chanson.
Tu y mettais tellement de conviction,
Que même ces paroles si tristes
Me berçaient et me rassuraient.
Je savais que si tu chantais,
C’est que ton humeur était bonne.
Impulsifs et impétueux,
De la montagne comme de toi,
Il fallait se méfier,
Car il suffisait de peu,
Pour que très vite change la donne !
La montagne….monument
De la nature en puissance,
Avec elle, il y a tellement
De concordances.
C’est pour cela que je puis
Avec elle te comparer.
Elle est le résultat de tant
D’années d’un travail gigantesque
Et acharné, la nature s’est surpassée !
Comme toi tu l’avais fait,
Pour pouvoir y arriver.
Elle dégage une telle force
Et une telle beauté dans ses paysages,
C’est ce que je retrouve aujourd’hui,
Dans tes ouvrages.
Je ne peux pas de toi,
Donner meilleure image.
La montage, si belle à regarder,
Pourtant pleine de mystères,
Nous dévoile ses faces cachées,
Aux pics d’allégresse et de colère.
Elle sait nous donner
Des instants de bonheur intense,
Placide calme et sereine,
En un éclair, elle devient
Grondante, menaçante et effrayante,
Tout comme toi tu l’étais
Quand la rage te montait au nez !
Soudain, de toi nous avions peur,
Ça marque quand on est
Au cœur de l’enfance.
Le calme revenu dans la vallée,
A nouveau tu savais nous donner
Amour, tendresse et bonté.
Tu redevenais ce père que j’aimais,
Ce roc puissant et fort
Qu’a mes yeux rien ne pouvait
Ébranler, jusqu’a ce jour,
Où je t’ai vu tomber en poussière…
La maladie, la souffrance et la déchéance,
S’étaient unis pour à la vie
T’arracher comme l’avaient fait,
La neige et les rochers,
Emportant avec eux ce vieux chalet,
Et un des hommes que j’aimais
Le plus au monde.
Me laissant seule avec ma peine,
Et mon désarroi.
Cette fois c’est au plus profond
De ton orgueil, que tu as été touché.
La montagne n’a pas entendu ta chanson,
Tu n’as pas été supérieur à elle
Cette fois ! Elle a eu raison de toi !
Nous plongeant tous dans la peine
Et dans le deuil.
Je dédie ce poème à
MON PÈRE
Qui nous a quittés
Trop tôt dans l’âge.
Un homme coléreux certes,
Mais bon et généreux,
Un homme plein de courage
Et de volonté, que je vénère
Et dont j’honore la mémoire
Même après tant d’années !
A TOI MON PAPA
TA POUPIE
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