Avec l'autorisation

 Du grand artiste Jim Warren

 

 

Je n’étais plus qu’une ombre

 

Que la vie était belle, je n’y voyais que des merveilles

Amour, tendresse, affection, douceur, amitié, fraternité

Ô que de belles choses en avais-je rêvé et même vécu

Si fortement que je me croyais aussi fort qu’un titan

Hélas, trois fois hélas sur mon nuage perché je ne cherchais

Que la vérité, la sérénité, le bonheur quoi

Lui je le côtoyais dans un ordre quasi parfait le rêve en soi

La joie et la sérénité étaient toujours présentes à mes côtés

Je me croyais invulnérable comme l’on peut le lire parfois dans

Certaines pages qui rendent souvent un vibrant hommage au

Bonheur qui lui n’est jamais mis en cage, libre comme le vent

Je me gaussais des éléments déments qui sont là tout près

De nous latents, fait pour nous rendre imprudents et tomber

Presque inconsciemment entre leurs dents

Bah, me dis-je moi jamais la chose même en prose ne me

Ravirait, toute la quiétude qui avait pris de moi son habitude

Pourtant un jour survint où mon âme flirta avec le ravin

Tu sais celui des grands chagrins, ceux qui viennent de si

Loin que l’on se prend à croire que sur moi il n’aura aucun

Espoir de victoire et que jamais ma foi en mon bonheur

N’en saurait traîner aucun malheur

Vanité que d’avoir cru cela moi qui étais si sûr de moi

Et bien de prince élu j’en devins le bouffon de mes si

Belles illusions

La bête qui sommeillait en moi, m’a ravi l’esprit et

Ne m’ayant laissé aucun sursis, sauf celui d’un jour peut-être

De me donner la chance de relever mon essence du néant,

Et de raviver la flamme dont mon âme en serait éclairée

Du jour au lendemain toutes les affres du destin m’ont refusé

La main, celle qui régissait mon cœur lié au plein pouvoir du bonheur

Je n’étais plus qu’une ombre dans la nuit, que même les rayons

Discrets d’une lune pleine de charme n’en retirait plus que larmes

Ombre tu avais si bien su apprivoiser ma cupidité que l’abîme où

J’avais chu, je ne l’avais point aperçu et du coup je me suis bien

Cru perdu, mais seul si bonté avait flirté avec moi elle seule je sais

Ne m’aurait jamais laissé si longtemps dans un tel émoi

Bonté qu’est la création de m’avoir rendu la raison et de dissiper

De moi cette ombre qui m’avait usurpé mes droits à la lumière de la vie

Elle qui était venue à moi les mains tendues qu’aussi vite

Je m’en saisis pour en emplir les anfractuosités de ces moments perdus

Où mon esprit avait disparu.

Mon cœur se réchauffa, mon esprit se raviva, mon âme ressurgit de

Cette terrible infamie, fit que j’eus pu enfin regagner l’amour de ma vie

Qui elle jamais n’avait été bien loin de mon destin, car elle fut, fit, fait, fera

Toujours partie de moi, en oubliant bien vite que je ne fus qu’une ombre

Que maintenant les astres m’honorent de l’avoir fait disparaître à jamais

Et de ne plus avoir à mes côtés ma tendre et chère bien-aimée.

 

Altaïr « Le Prince des étoiles « le 27 novembre 2002

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