
Le Cygne et l'enfant
Tout près d'un lac encaissé dans un petit vallon et celui-ci encadré par de nombreux arbres aux feuillages multicolores, se trouve une petite chaumière aux allures ancestrales.
Vous savez celles qui sont encore conçues en rondins de bois avec de petites fenêtres à croisillons et aux volets de bois. Eh bien c'est ma maison.
Celle-ci se trouve à une bonne dizaine de mètres du lac et celui-ci est parsemé de petits bouquets d'ajoncs où mon papa allait en retirer pour une fois séché en faire de belle mannes ou autres paniers.
Tous les oiseaux sauvages viennent aussi s'y réfugier pour plus de sécurité.
Au loin l'on pouvait distinguer un couple de cygnes et quelques jeunes qui les suivaient à la queue leu, leu, ils étaient cinq pour être exacte je m'en rappel car ils leur arrivaient parfois de venir tout près de chez nous.
Ah oui je vivais là dans cette belle petite maison avec ma maman, nous vivions seul depuis la mort prématurée de mon papa
Il y a maintenant deux années de cela. Mon papa était mort comme ça, subitement son coeur avait décidé de ne pas aller plus loin,
comme me l'a dit maman souvent lorsqu'elle en parle c'est la vie mon fiston, eh oui c'est comme cela qu'elle m'appelle à chaque fois... fiston tout comme mon père le faisait de son vivant mais, entre nous mon prénom est David, c'était mon papa qui l'avait proposé à ma maman lors de ma naissance pour que je sois aussi fort dans la vie que l'était le David contre Goliath dans la bible car, mes parents sont de fervents croyants, quant à moi je n'en suis plus certain.
Je vous explique mon histoire, voilà je suis né il y a maintenant douze ans et tout le monde chez moi était heureux de ma venue en ce monde.
La vie c'est écoulé dans un havre de paix que rare personnes peuvent vivre comme nous, du moins je le croyais car, les premières personnes à habiter près de chez nous se trouvaient déjà à quelques bons dix kilomètres de là, alors faut vous dire aussi que notre histoire se déroule dans les années 20, eh oui cela fait loin par rapport à l'époque actuelle, mais cela étant dit, j'ai reçu une bonne instruction de mon papa qui était avant un instituteur dans une grande ville, a voulu aller vivre loin de toute cette foule qui l'étouffait comme il aimait toujours le répéter, et sans autre forme de procès décidât de partir vivre en pleine nature au calme. Pour moyen de subsistance il allait écrire et corriger des articles pour un petit bouquineur de la ville et en plus il avait un don pour la sculpture sur bois et c'était associé à un chineur du coin pour lui acheter ces oeuvres afin de les revendre avec profits. Et c'est vrai qu'il faut bien le reconnaître ces sculptures étaient à mes yeux des chefs d'oeuvres de beauté.
Je sais que je pourrais paraître partial mais, c'était un vrai artiste en son genre avec ce qui ne gâte
Rien de l'instruction.
Alors, c'est là que je suis né et y habite encore maintenant. Tout ce que je connais de la vie et de son environnement c'est là que j'ai tout appris, avec l'aide de mon papa bien entendu.
A l'époque de l'enfance, j'aimais à nager dans le lac et m'y regarder le reflet sur l'eau
Calme comme un miroir et puis j'étais un enfant et n'avais jamais vu que mes parents.
Bien sûr jamais je ne me suis senti seul car, j'avais souvent la compagnie de nombreux animaux sauvages, oh pas de loups, ni d'ours...non seulement des oiseaux, des écureuils, des renards, des canards et les si beaux cygnes que j'admirais tant.
Mais voilà où les choses de la vie ont pris pour moi un nouveau tournant, je dirais même plus un tournant dramatique.
Je vous dis, un jour il y a bien cinq ans de cela et mon père vivait encore, il décidât de m'emmener pour la première fois avec lui à la ville pour faire les provisions pour les semaines à venir. La route était longue jusqu'à la ville et sommes partis très tôt dans la matinée, il devait être dans les 05 heures 30 du matin la charrette était remplie de tout le travail que mon papa avait accompli durant les mois passés et tout en voyageant, mon papa m'expliquait toutes les choses que nous découvrions lors de notre voyage, notre moyen de transport était une grosse charrette en bois tirée par deux énormes chevaux de trait, l'un s'appelait Félix et l'autre Gauche, parce qu'il avait la mauvaise habitude de tirer sur la gauche depuis tout jeune et mon papa a gardé son surnom.
Et pour arriver jusqu'aux portes de la ville, il allait nous falloir quatre bonnes heures de route, et oui ce ne sont pas de grosses voitures de courses ces gros chevaux, mais qu'elle bravoure ça sur ce point-là rien à leur reprocher.
Puis soudain arrivant au-dessus d'une petite côte, je me suis écrié Papa ! ! ! Papa ! ! ! Voilà la ville, elle est là, Yéééééééééééé, et mon papa de répondre clame, calme fiston on va vite y arriver, je piaffais d'impatience à l'idée de voir une chose qui pour moi ne serais que beauté.
Quelques minutes plus tard nous sommes arrivés aux portes de la ville, ah oui j'ai oublié de vous dire que cette petite ville s'appelait Rucheville et mon papa ne m'avait dit que cela et son nom était dû au fait qu'avant l'expansion de celle-ci il y avait des ruches partout et de très nombreux apiculteurs, vous savez que les personnes qui s'occupent des abeilles et récoltent leur miel s'appellent comme cela des apiculteurs, je suis
Malin hein ! ! ! rire faut bien rigoler un peu . . . Même si cela n'est pas bien poli de dire hein comme me le rappel à chaque fois papa, enfin nul n'est parfait et puis je suis un gosse de douze ans à l'époque.
J'étais heureux comme un paon d'être là, assis à côté de mon papa.
Nous sommes entrés dans la ville vers les 09 heures 30 et mes yeux ne savaient où regarder tellement ils avaient des choses à voir, je n'arrêtais pas de poser des questions tellement j'avais des choses à dire et comprendre que mon papa me dit là je n'aurai jamais assez de langue et de salive pour finir la journée.
Déjà une belle flopée de personnes créait une belle animation dans la rue principale et nous avons poursuivi notre route pendant un bon kilomètre et sur notre droite se trouvait une grande maison où un énorme porche en garnissait son entrée.
Voilà fiston me dis mon papa, nous y sommes arrivés enfin .Nous sommes où dis-je à mon papa, bien nous sommes chez la personne qui achète mon travail et sans lui nous serions bien embarrassés.
Bon descend fiston me dit mon papa et viens me donner un coup de main pour décharger tout ça, et sur le temps que tu décharges les paniers et les mannes et autres sculptures en bois qui étaient dans la charrette je vais aller m'arranger avec le patron de la maison, ok fiston me dit-il . . . Oui papa va je vais faire tout ça.
Mon papa parti faire ses transactions avec le propriétaire de la maison je faisais mon travail de déchargement, quand deux garçons s'approchèrent de moi et tout en me dévisageant, ils devaient être de mon âge je crois ! Ou un peut-être un peu plus vieux ! .
Après un certain moment l'un d'entre eux me dit, que fait tu ici toi ? Et je leur répondis et bien j'aide mon papa à décharger la charrette sur le temps qu'il parle avec le parton de la maison. Et ils continuèrent à me dévisager et je finis par leur demander, vous n'avez jamais vu quelqu'un travailler où quoi ? Et à peine avais-je eu fini ma phrase, qu'ils me répondirent,
Oh sûr que si nous en avons même vu des milles, mais des comme toi jamais. Comment ça des comme moi . . . ? Ben oui des gars avec une telle bosse sur le dos ça jamais et ils se mirent à rire et à rire encore et encore de moi.
Vous savez moi, jamais mon papa ni ma maman ne m'avaient fait de remarques sur ma bosse et moi je croyais tout simplement que cela était une chose normale. Car où j'habitais dans ma maison près du lac mais, amis étaient tous des animaux, mais pas dans la ville où je me suis aperçu très vite de la mesquinerie et de la méchanceté des gens.
D'un seul coup j'ai laissé tombé les mannes que je tenais pour courir dans la maison où mon
Papa traitait ces affaires, de grosses larmes coulaient sur mes joues chaudes et mes sanglots attirèrent l'attention de mon papa qui s'approchât vite de moi et me sera très fort dans ses bras et me demanda...eh bien mon fiston qu'est-ce qu'il y a et pourquoi tant de chagrin me dit-il ?
Bien tu sais papa lui disais-je en sanglotant des garçons de la ville se sont moqués de moi et ils ont rigolé de ma bosse en disant qu'ils n'avaient jamais vu une telle bosse ! ! !
Aller, aller mon fiston calme toi et n'écoutes pas la jalousie de ces garnements, c'est parce qu'ils sont jaloux de toi qu'ils disent ces méchancetés, tu sais que maman et moi, nous t'aimons comme tu es, tu es notre grand fiston, notre chéri à nous, aller maintenant sèches tes larmes et attends moi ici je vais aller leur dire deux mots.
Mon papa, mon héros sorti pour réprimander ces garnements, bien entendu ceux-ci n'avaient pas demandé leur reste et étaient partis depuis longtemps. Mon papa fini par décharger la marchandise et moi je n'ai plus bougé du magasin où le propriétaire me dit . .. Mon garçon fait
Pas attention aux méchancetés de ces chenapans, ils sont jaloux de toi parce qu'ils n'ont pas ton instruction crois-moi, je ne dis rien à cette réplique du gros monsieur qui traitait avec mon papa, ah oui il était très gros avec un gros ventre mais, son air était très gentil et sans le savoir, il m'avait donné une réponse que j'espérais tant entendre, la jalousie qui avait parlé tantôt et non ma bosse, alors convaincu de la chose je me suis mis à rêver de ma maison près
Du lac et de maman que j'avais tant hâte de revoir.
Le travail de papa terminé et ces provisions chargées sur la charrette, nous avons salué le gros monsieur comme moi je le pensais dans ma tête, tout en lui étant si reconnaissant de l'explication qu'il m'avait donné pour me réconforter.
Au revoir monsieur lui criais-je tout en s'éloignant de lui et heureux d'avoir rencontré un ami comme lui.
Mon papa ne m'a jamais plus parlé de cette mésaventure là dans le seul but de ne pas me tracasser encore plus et remuer des choses qui m'auraient fait mal. Là, j'ai compris toute la sagesse de mon papa que j'admirais et aimais tant.
De retour à la maison, il devait être dans les 18 heures, maman nous attendait avec impatience sur le parvis de la maison et couru vers nous alors, mes hommes, dit-elle ça va ? La journée c'est-elle bien passée ? Et toi mon grand alors ? La ville ! ! ! C'est beau hein...pour ne pas la peinée, je ne lui ai pas raconté ma mésaventure de la ville, alors papa qui m'a jeté un regard rempli de tendresse par reconnaissance de mon silence de ne pas peiné maman
Mais aussi et surtout pour toute l'affection qu'il avait pour moi et ça, cela n'avait pas de prix et enlevait tous les chagrins du monde que j'aurais pu avoir.
Mais une chose a été certaine pour moi, c'est que jamais plus je n'ai plus été en ville avec
Papa, et pour ne pas tracasser maman j'ai chaque fois trouvée une très bonne excuse pour ne pas y aller.
La vie a continuée sa route sans encombre, jusqu'au jour où papa est tombé par terre, terrassé
Par une crise cardiaque, je venais d'avoir mes huit ans et la peine que j'ai eue et celle de maman n'a jamais pu être mesurée tellement celle-ci fut terrible.
Les mois passèrent et passèrent, je confectionnais avec maman les paniers et mannes qui allaient servir pour notre subsistance et en plus papa m'avait transmit tout son savoir de la sculpture sur bois, et sans me vanter je faisais bien les choses, ô pas comme papa, mais belles quand même.
Dès que j'avais un moment de libre je me dépêchais d'aller près du lac et d'admirer
La nature elle ne se tracassait de rien sauf de son évolution naturelle.
Un jour que j'étais allé promener sur les bords du lac je vis près de roseau deux cygnes qui semblaient se battre, lors que l'un deux prix la fuite et en s'empressant de fuir son assaillant s'échoua sur la rive près des roseaux, c'était un beau grand cygne et celui-ci semblait avoir été blessé par son agresseur.
Alors, je me suis accroupi et me suis avancé très doucement de lui tenant une croûte de pain dans la main
Je lui tendis doucement mais, me voyant m'approcher de lui, il prit peur et voulu fuir ma personne, c'est vrai que ne m'ayant jamais vu auparavant c'était une chose normal chez un animal comme lui.
Mais je crois que son agresseur l'avait bien tailladé et une de ces pattes avait été abîmée, alors se sachant plus avancer il s'arrêta net et me permit de lui tendre le morceau de pain et se
Rendit sûrement compte que ne lui voulant pas de mal, il accepta ma présence et même oh surprise, pris le morceau de pain que je venais de lui tendre.
Tout en lui parlant doucement j'ai remarqué qu'il avait lui aussi une déformation que dame nature lui avait infligée, une courbe anormale lui déformait son long cou et là instinctivement je lui dis ces mots . .. Mon pauvre ami, toi et moi sommes bien arrangés et maintenant je comprends pourquoi l'autre cygne te battait, il ne te voulait pas dans son entourage, pensais-je
Et j'ai continué à lui parler de tout et de rien et même de moi et de ma situation face à
La méprise humaine. Jamais comme je suis lui dis-je, toi et moi, enfin nous n'aurons pas la chance d'avoir une compagne et toi un compagnon, eh oui je savais que c'était une femelle car papa m'avait appris à les reconnaître grâce à la déformation de leur front qui les distingue si particulièrement entre mâle et femelle.
Puis les heures passèrent à une vitesse incroyable et j'ai dû me rendre à l'évidence qu'il me fallait bien rentrer à la maison, car maman allait commencer à se tracasser.
Tous les jours qui suivirent je m'empressais d'aller voir et parler avec mon amie Blanche comme je l'avais tendrement appelé, et chaque jour elle nageait en ma direction et s'arrêtait près de la rive où je lui tendais quelques morceaux de pain où autre insecte que j'attrapais pour lui faire plaisir, et à chaque fois des heures durant je lui faisais la conversation sans me
Préoccuper de si elle avait compris oui ou non un seul mot de tout ce que je pouvais bien lui dire, mais il y avait comme quelque chose en elle qui me faisait penser à de la compréhension, alors j'étais tout heureux d'avoir enfin une véritable amie.
Puis un beau jour d'été où les soirées étant plus longues je suis resté plus longtemps que d'habitude et la nuit tombante, je me suis mis à rêvasser de notre futur commun tout en me disant
Regarde un peu comme
Nous sommes tous les eux avec notre misère physique, si je pouvais faire un voeux, je demanderai à dame nature de te redresser le cou et que tu sois le plus beau
Cygne du lac et là au moins tu trouverais vite un compagnon pour vivre enfin en harmonie avec la vie qui t'a déjà tant punie.
Soudain, j'entendis une voix qui venait de là les roseaux et qui murmurait mon nom ! ! ! David, David, David, vient par ici, viens par ici. Intrigué par ces appels répétés je me suis dirigé vers l'autre côté des roseaux à plus ou moins dix mètres de moi et
là ô surprise je me suis rendu compte que l'appel venait d'une petite luciole qui virevoltait autour de moi, puis elle se posa sur la pointe d'un roseau et elle se mit à me parler tout en douceur.
Je t'ai entendu, moi lui répondis-je ? Bien sûr que oui qui veux-tu que cela soit d'autre que toi, m'y à part le cygne il n'y a que toi ici. Mais, lui dis-je, je n'ai fait que penser et je n'ai rien dit à voix haute, et la luciole lui répondit, sincèrement crois-tu que dans la vie il faille tout dire à voix haute pour se faire comprendre ? Ben, ben, je ne savais quoi répondre tellement j'en avais la parole coupée, et puis toi d'abord qui es-tu je ne comprends pas ce
Qu'il m'arrive de voir et entendre une luciole parler ! ! ! . Caje ne comprends pas ce qu'il faut en penser ni quoi dire . . . Alors, la petite luciole me répondit, alors si tu ne sais pas ne dit rien, je vais te le dire moi.
Je suis la fée du lac et j'ai entendu ta complainte et tes espérances, et dans ton voeu tu n'as
rien demandé pour toi mais, pour ton amie le cygne affublé lui aussi d'une erreur de dame nature, alors pour te montrer toute ma gratitude face à ta gentillesse sans faille et aussi le fait que tu n'as point demandé de vœux pour toi mais, un voeux pour
L'affection et la tendresse de ton amie le cygne que tu appelles affectueusement Blanche, sache bien cette chose David que moi la fée du lac ai le pouvoir
D'exhausser ton voeux et demain matin quand tu viendras voir ton amie Blanche comme à ton habitude une surprise t'attendra...mais, mais ! ! ! Attends, attends ne t'en vas pas comme cela je dois encore te parler, mais la petite luciole s'en alla comme elle était venue et puis je ne la vis plus.
Après un moment d'hésitation, je me suis dit . . .Oh David, ton imagination va bon train et maintenant il serait temps que tu rentres à la maison, la nuit commence à devenir noire.
Je fis une dernière caresse sur le beau plumage blanc de mon amie Blanche, qui n'avait pas été affectée par ma conversation avec la petite luciole et je dis à Blanche bonne nuit mon amie et à demain comme d'habitude et je me suis éloigné pour rentrer à la maison.
Bonsoir maman lui dis-je, désoler de mon retard mais, je me suis assoupis et est rêvassé près du lac et c'est la cause de mon retard.
Ne te tracasses pas fiston je te comprends par cette belle soirée qui ne rêvasserait pas ?
De ma belle aventure près du lac avec la petite luciole qui se disait la fée du lac, je n'ai pas osé le raconter à maman de peur qu'elle s'imagine que maintenant je devenais fou, et après mon souper et après un peu de lecture avec maman je suis parti dans ma chambre pour aller dormir.
Une fois dans mon lit, je ne puis pas m'empêcher de penser à la fantastique aventure que je venais de vivre près du lac et je m'endormis sur ces pensées et belles paroles que la petite luciole la fée du lac m'avait prédit.
Le matin venu, comme à mon habitude je descendis et embrassa maman avec toute l'affection qu'elle mérite et m'essayant à table j'ai senti une sensation bizarre, le dossier de la chaise paraissait être trop loin de moi, je me suis retourné pour voir de quoi il en était, et rien dossier et chaise normale, quand soudain j'entendis maman crier Mon Dieu, Mon Dieu, QUOI
Lui ai-je demandé que se passe t-il Maman.
Le regard de maman était rempli d'une expression bizarre remplie d'émotion et de grosses larmes coulaient sur ces joues, QUOI, QUOI...que t'arrive t-il maman, eh bien mon enfant, moi cela va bien mais, c'est toi à qu'il arrive quelque chose, Mais QUOI MAMAN ? ? ?
Ta ! ! ! Ta ! !! Ta bosse...quoi ma bosse maman ? Ta bosse a disparue ! ! ! Miracle tu n'as plus ta bosse ! ! ! Ne sachant pas me tordre le cou pour voir de quoi maman parlait je me suis précipité vers le psyché d'où maman se regardait quand elle confectionnait
Ces vêtements, et là ma chemise qui boursouflait à cause de ma bosse était belle et bien plate,
Voilà pourquoi me dis-je le dossier je le trouvais bizarre, vu que des années durant ma bosse si appuyait.
J'ai vite ôté ma chemise pour bien m'assurer que cela n'était pas une illusion diabolique...
Mais non plus de bosse, un beau dos bien droit qui me donnait l'impression d'être plus grand, alors là je me suis souvenu de la fée du lac et je l'ai crié tout haut, C'EST LA FEE DU LAC MAMAN, ELLE ME L'AVAIT DIT HIER
MAIS JE CROYAIS QUE JE FAISAIS UN BEAU RÊVE ! ! ! MAIS, MAIS, je n'avais rien demandé pour moi mais, uniquement pour mon amie Blanche tu sais maman, le cygne
Qui a le cou tordu, j'avais fait un voeux pour elle, pour qu'elle retrouve un beau cou comme tous les beaux cygnes et comme cela elle pourrait rencontrer un ami et fonder enfin une belle famille et être heureuse.
Excuse-moi MAMAN, mais je dois aller vite voir Blanche et lui annoncer la bonne nouvelle tellement je suis heureux, je me suis mis à courir comme un fou vers la rive du lac et près des roseaux comme à son habitude Blanche m'y attendait, et là je me suis mis à pleurer de bonheur, un bonheur total, Blanche aussi avait été guérie de sa peine et son cou était d'une beauté incroyable, je sais qu'elle savait que quelque chose c'était passé parce qu'elle nageait près de moi avec un air de béatitude, c'est air je pouvais le lire dans ses yeux, qui eux me disaient tout s'en me parler, vous savez des fois l'on voit l'éclat dans un regard et celui-ci dit tout sans rien mot dire.
Heureux nous étions tous les deux d'être enfin devenu ce que dame nature nous avait privé des années, ça c'est le vrai bonheur, l'extase la plus totale et je me suis mis à crier...MERCI MADAME LA FEE DU LAC...MERCI MADAME LA FEE DU LAC...MERCI. . . MERCI.
Puis les jours passèrent et un matin me rendant comme à mon habitude près du lac je vis une chose magnifique mon amie Blanche avait enfin trouvé un compagnon et ils paradaient tout près de moi, comme pour me dire merci et dans les semaines qui suivirent le spectacle qui m'avait marqué lors de mon arrivée auprès du lac, c'est-à-dire un couple de cygnes avec 5 jeunes à la queue leu, leu se reproduisaient devant moi, mais là c'était mon amie Blanche et son mari le plus beau cygne que je n'aie jamais vu qui en étaient les parents.
Pour moi, fier de ma stature je me suis mis à faire les allées et venues maison et ville et là j'y ai
Enfin aussi rencontré l'amour de ma vie.
Et comme dans tous beaux contes de fée nous vécurent heureux, et toujours sans jamais oublier mon adorable maman et nous eûmes beaucoup d'enfants.
Moralité la vie peut-être cruelle parfois mais, l'espoir d'une vie meilleure et le rêveur en sera toujours gagnant.
Alors . . . Rêve de manière positive ta vie et celle-ci en deviendra positive.
Car la vie c'est l'espoir et l'espoir c'est la vie.
ALTAÏR" Le Prince des étoiles "le